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DANGER MONTPERTUIS

Incroyable mais vrai :
un projet de plateforme de chimie lourde est en préparation
à moins d’un kilomètre de Vichy.



Les habitants sont vent debout :

En bref


Les habitants du bassin de Vichy se mobilisent contre un projet de chimie prétendument "verte" qui, d'après plusieurs documents officiels, se prépare dans leur agglomération.

Sur le site de Montpertuis, à Bellerive sur Allier (commune voisine de Vichy), est prévue une raffinerie d’éthanol à partir de déchets forestiers.

La principale crainte concerne l’impact sur la santé et sur la qualité de la vie. En effet, la production d’éthanol rejette, entre autres, des odeurs pestilentielles ainsi que de grandes quantités de formaldéhyde et autres composés organiques volatils, qui sont cancérigènes.

Mais on redoute aussi les risques d'explosion, l’impact économique et l'impact environnemental: qualité de l’eau de source de Vichy, biodiversité, climat...

Pour ouvrir la voie à l'installation de ce complexe de chimie lourde, la municipalité de Bellerive sur Allier s’apprête à convertir le site de Montpertuis en zone industrielle en changeant son Plan Local d’Urbanisme (PLU).

Votre opinion compte, même si vous n’êtes pas habitant de Bellerive.

Si vous partagez notre inquiétude, signez la pétition « Danger Montpertuis », qui s’oppose au nouveau PLU envisagé pour Bellerive sur Allier, en particulier à la conversion du site de Montpertuis en zone industrielle, qui ouvrira la voie à ce projet.

Pour en savoir plus...

Qui nous sommes
Le site de Montpertuis
Le projet
L’impact sur la santé
Ce que disent les riverains
L’impact économique
Les belles paroles
Les risques d'explosion
Que faire?
Un "ras le bol" planétaire
Les trois phases de la pollution
Qui va payer?
Les raffineries de « 2° génération »
Plus polluant que la pétrochimie
Un "Montpertuis en miniature": Bazancourt
L'impact sur notre eau potable
Des cuves pleines d'OGM
A quoi servent les géographes?
Ca pue aussi en Auvergne
Fiasco à Crescentino
Des usines mort-nées
Au-delà de l'éthanol
CO2: la grande triche

Qui nous sommes


Le mouvement "Danger Montpertuis" a commencé par un petit groupe de Vichyssois et de Bellerivois: des amis de toutes les sensibilités, pas spécialement engagés, mais amoureux de leur ville et de leur environnement.




Au début de l'année dernière, l'un d'entre nous a évoqué la rumeur d’une usine polluante dont l’impact dépasserait largement, et nos plates-bandes, et notre imagination. Il fallait en savoir plus, et pour cela, s’appuyer sur des sources sûres, fiables et vérifiables, des sources concordantes.

Nous avons donc mené l’enquête et nous avons découvert beaucoup d'informations qui semblent indispensables au nécessaire débat sur ce projet.
Nous vous en livrons ici les principaux éléments, afin que vous puissiez vous faire votre propre opinion.

Si vous pensez que ce projet ne doit pas se réaliser, alors nous vous invitons à signer la pétition "Danger Montpertuis", du nom du collectif que nous avons formé pour protéger notre santé et l’avenir de notre région.

Où est le site de Montpertuis ?


Situé à Bellerive sur Allier, à 1 km de Vichy et à 3,5 kilomètres du coeur de ville à vol d’oiseau, Montpertuis est un ancien site « classé Seveso ». Cette zone de 130 hectares abritait les usines de munitions et d’armements de Manurhin/GIAT Industries.


En savoir plus sur ce site et sa dépollution.

Quel est ce projet ?


Même s'il évolue à bas bruit, ce projet existe et est très bien documenté dans de nombreuses publications officielles.

L'agglomération Vichy Communauté (ex-Vichy Val d'Allier) le propose, à la fois sur son site Internet et dans ses publications papier : voir ici et ici.

Mais les documents les plus détaillés sortent du "Grand Clermont", organisme aux contours flous, sans légitimité démocratique évidente, qui semble en tout cas lié à la municipalité de Clermont-Ferrand.

Le rapport de 2015 du « Conseil de Développement du Grand Clermont, » parle, en page 15, d’une « bioraffinerie » qui produirait entre 100 000 et 150 000 tonnes d’éthanol à partir de déchets forestiers : une prétendue « chimie verte ».

Le projet est détaillé dans la vidéo en haut de cette page. Dans cette conférence du 27 avril 2016, on voit Mr. Gaillard, Adjoint au Maire de Bellerive, faire la publicité du site de Montpertuis pour obtenir l’implantation de cette usine de « bio » éthanol…

Un premier rapport, paru en 2014, donnait déjà des détails intéressants. L’éthanol, vendu à Michelin, servirait ensuite à produire « 150 000 tonnes par an de caoutchouc biosourcé à l’horizon 2020. » ( référence ici )

L'éthanol serait aussi une "plate-forme" vers la fabrication d'autres substances et matériaux de synthèse (voir Au-delà de l'éthanol).

Une source clermontoise décrit le projet comme « très ambitieux » et « relativement abouti. » ( voir ici ). On en parle souvent comme d'un projet "bien avancé" (voir notamment dans la vidéo du Grand Clermont).

Tellement gigantesque, que les médias en ont à peine parlé : presque 100% des personnes avec qui nous avons dialogué, dont beaucoup étaient des citoyens attentifs, avouaient tout ignorer sur le sujet.

Signez la pétition.

L’impact sur notre santé

Or, la production de "bio" éthanol est responsable de nombreuses nuisances.

Ces raffineries sont, tout d'abord, considérées par L'Etat français comme des "installations classées" (c'est-à-dire reconnues comme polluantes) et des sites "à autorisation", c'est-à-dire qu'ils figurent "dans le haut du panier" (les 10%) des installations les plus polluantes.

L'INRA, l'Institut National de la Recherche Agronomique, explique que "la plupart des procédés utilisés pour transformer la biomasse en bio-carburants sont basés sur des traitements chimiques coûteux en réactifs et en énergie, consommant beaucoup d’eau et générant beaucoup d’effluents toxiques à traiter" (source ici ).

Un article d'EDF sur les nouveaux carburants explique que la transformation du bois en éthanol utilise de nombreux produits chimiques, est responsable de risques sanitaires, contribue à l’effet de serre, à la déforestation et à l'épuisement des sols ( cherchez, au bas de cette page, l'article du 16 octobre 2013).

Mais quels sont ces risques sanitaires?

D’après le Ministère de l’Environnement américain (Environmental Protection Agency), chacune de ces usines rejette, entre autres, 120 à 1000 tonnes par an de composés organiques volatils (COV) comme le formaldéhyde et l’acétaldéhyde, qui sont tous deux cancérigènes ( voir traduction ici et ses sources ici et ici).

C'est, au minimum, 300 kg par jour!

L’acétaldéhyde, responsable de la « gueule de bois », est « très toxique pour l'organisme et capable de provoquer de nombreux dégâts au niveau cellulaire » (lire ici).

Quant au formaldéhyde, irritant et cancérigène, il s’évapore des meubles en aggloméré ou en contreplaqué. C’est pour cette raison qu’on conseille d’aérer les habitations pendant plusieurs semaines après avoir acheté de nouveaux meubles.

D’après le site www.officiel-prevention.com, « les composés organiques volatils ont des effets très néfastes sur la santé : irritations des yeux, des muqueuses des voies respiratoires, troubles cardiaques et du système nerveux, céphalées, nausées ; certains COV sont cancérigènes, d’autres toxiques pour la reproduction ou mutagènes."

On sait depuis quelques années que les COV sont nuisibles pour le cerveau, mais ce n’est que récemment qu’on a étudié leur effet sur le cerveau humain. On sait maintenant qu’une exposition prolongée au cours de la vie induit des troubles de la mémoire chez les personnes âgées (voir ici), et même des expositions occasionnelles peuvent provoquer des dommages neurologiques (voir ici).

Le dioxide de soufre et les particules fines, qui sont aussi rejetées par ces usines, peuvent causer ou aggraver l’asthme, l’insuffisance respiratoire et les rhinites chroniques ( lire ici ). Or, notre région comprend de nombreuses personnes âgées, et un EHPAD, l’Hermitage, est à 2 km du site. Ces pollutions se rajouteront à celles qui existent déjà sur tout le territoire national.

Au total, une étude américaine montre que les raffineries d'éthanol sont encore plus polluantes que la pétrochimie (voir ici et la traduction d'un document clé ici)

Or, le site de Montpertuis est dans la partie nord-ouest de l'agglomération, sous les vents dominants, qui sont les vents du nord et les vents d'ouest. Les émanations malodorantes et toxiques d'un complexe de chimie lourde seront donc charriées sur tout le territoire de Vichy Val d’Allier, et stagneront dans cette cuvette au lieu de se disperser, car cette région est peu venteuse: la moitié du temps, le vent y est inférieur à deux mètres par seconde.

Signez la pétition.

Ce que disent les riverains
des raffineries d'éthanol


En général, les raffineries d'éthanol n'ont pas "la cote" auprès des riverains. Car si certaines de leurs nuisances se répandent à bas bruit, d'autres sont ... très détectables. Sur le net, des riverains français, notamment à Arcis sur Aube ou à Bazancourt, témoignent des nuisances et des dangers occasionnés par ces installations (lire le dernier paragraphe de cette page ).

Certains riverains, excédés, lancent des cris de colère, comme cet habitant de la vallée du Lubert, polluée par la ditillerie Douence: :

"Venez voir et sentir chez nous dans la vallée du LUBERT ce qu'est une distillerie industrielle (biocarburant) qui travaille la nuit et le jour 24/24h quasiment toute l'année. Venez respirer les C.O.V des cheminées. Venez voir et sentir ce que nos écoles maternelles respirent à 1200 m de l'usine .

Venez voir le trafic routier qu'elle génère sur des petites routes déjà fort sollicitées. Venez voir comment un groupe d'industriels fait de l'argent sur le dos des riverains situés à moins de 3km de rayon autour des émanations des chaudières.

Venez comptabiliser les pathologies des voies respiratoires de cette vallée qui n'en peut plus de ces odeurs pestilentielles. Ces gens là sont agressés 300 j/an y compris la nuit. Ils ne peuvent dormir la fenêtre ouverte l'été, ils sont sujets à de nombreux arrêts maladie, à des nausées et maux de tête.

Qui paye tout ça ?

Allez voir également les habitants du LUBERON à Castellet voyez ce qui s' y prépare et comment on massacre une région bénie des Dieux comme le LUBERON. De surcroit, ces installations se font avec nos deniers de contribuables. Vérifiez et vous verrez. Demandons-nous à qui profite le crime... un riverain en colère, 26 octobre 2006"

Source : rubrique "Réactions" sur cette page, deuxième message, tout en bas de la page.

Le calvaire des habitants de cette vallée a même fait l'objet d'un article dans "Le Canard Enchaîné".

D'autres témoignages de riverains sont disponibles sur les pages
Les trois phases de la pollution,
Ca pue aussi en Auvergne,
Un "Montpertuis en miniature",
Fiasco à Crescentino.

Mais c'est aussi dans le monde entier qu'on entend les clameurs d'un "ras le bol" planétaire
contre les usines d'éthanol.

Dans le Midwest aux Etats-Unis, les usines de bioethanol se construisent aussi loin que possible des habitations, en rase campagne. La seule raffinerie qui soit proche d’une agglomération, à Saint Paul, Minnesota, a fait l’objet d’une action en justice de la part des riverains ( voir traduction ici et sa source ici ).


Même la Chine n'en veut pas. Le dernier rapport annuel des industriels de l'éthanol aux USA se réjouit: ils vont pouvoir trouver des débouchés à l'exportation vers la Chine, car "La principale préoccupation, pour le gouvernement et le peuple chinois, c'est la pollution. La Chine a commencé à importer de grandes quantités d'éthanol des USA, et ce n'est qu'un début." (voir ici, p. 10 )

Signez la pétition.

L’impact économique


La grande vocation du bassin de Vichy, c’est le thermalisme, le sport, le tourisme, la remise en forme, l’attraction exercée sur le monde entier par le biais des forums, des Congrès, des rencontres de haut niveau, etc.




Protégez Vichy ! crient ceux qui connaissent et apprécient ce véritable joyau du patrimoine mondial, cet écrin d'un art de vivre oublié.

Le raffinement de Vichy, son attractivité, sont résumés dans cette interview de Marie-Dominique Perrin. Jusqu'à présent, les pouvoirs publics y avaient travaillé admirablement. Ils avaient toujours refusé l'installation d'industries polluantes autour de Vichy.

L'emplacement du site de Montpertuis est particulèrement mal choisi pour une activité de chimie lourde porteuse de multiples nuisances: fortes odeurs, gaz toxiques, pollution des eaux souterraines, trafic incessant de camions...

Le Centre Omnisport est à 1 km à vol d’oiseau : qui y mettra ses enfants ?

On imagine que les odeurs seront encore plus prononcées en été, pendant la saison touristique. Autour de la sucrerie de Bourdon, près de Clermont-Ferrand, les mauvaises odeurs culminent au mois d'août (voir p 13 du document cité ici).

Comme la région de Mimizan (40), qui souffre de la proximité d'une usine à papier, nous pourrions devenir "un lieu idéal, gâché par des odeurs incommodantes"...

Or, le tourisme et le thermalisme, c'est au moins 3000 emplois à Vichy et dans sa région.

Le bassin de Vichy, avec son cadre naturel et architectural exceptionnel, bénéficie aussi de l'installation de nombreux retraités (et aussi de familles clermontoises) qui, toutes, font vivre le commerce et les services. Sans cette attractivité, la population vichyssoise diminuerait, car son taux de natalité est faible.

C’est sans compter aussi l’exode des Vichyssois et des Bellerivois, dont beaucoup nous ont confié qu’ils partiraient si le projet se faisait.

Beaucoup d'études montrent que les populations défavorisées tendent à habiter plus près des sources de pollution (voir par exemple en pages 12 et 25 de ce document ). En augmentant la pollution, nous allons donc, mécaniquement, "déclasser" notre région. Pour beaucoup de résidents, rester VIP veut dire, garder Vichy Indemne de Pollution...



A prévoir : une dépopulation, une chute des prix du foncier, une chute des rentrées fiscales, et un manque à gagner pour tous les commerces, grands et petits.

C’est vraiment, comme l’a écrit La Montagne avec une ironie involontaire, « un endroit où se joue l'avenir économique de l'agglomération de Vichy »…

« Cela pourrait faire encore plus de mal à Vichy que ce qui s’est passé il y a 75 ans », résume un résident (lire d'autres témoignages).

Signez la pétition.



Il serait désolant que tous les efforts de développement thermal et touristique de Vichy, que sa renommée, soient ruinés par un projet qui ne devrait créer, au total, qu'une cinquantaine d'emplois...

Et même si ces emplois étaient effectivement créés, ils le seraient de façon précaire et à grand renfort d’argent public (voir Qui va payer? et Des usines mort-nées). Et il n'est même pas sûr qu'ils trouveraient preneur (voir A propos de l'emploi).

Pire encore : une fois créés, ces quelques emplois pourront servir « d’otages ».
Aux Philippines, une usine d’éthanol avait connu une fuite, causant des malaises dans la population, provoquant des hospitalisations, tuant en outre la faune marine alentour.
L’industriel avait dit : « On ne peut pas arrêter l’usine trop longtemps, pensez à tous ces gens qui se retrouveraient sans travail… » ( lire ici ).

Dans les régions sinistrées par une zone industrielle polluante, l'unanimité manque parfois pour faire changer les choses, car il y a toujours quelques habitants qui dépendent de l'usine pour leur emploi. C'est pourquoi il faut agir AVANT, et non après, la construction de ces zones polluantes.

Signez la pétition.

Les belles paroles

C'est bien d'une "raffinerie" d'éthanol, qu'il s'agit, c'est le terme consacré, et ce genre de raffinerie est bien de la "chimie lourde". Mais dans les documents officiels, il n'est question que d'un "éco-parc industriel", de "chimie verte" et de "bio" éthanol.

Nous sommes avertis, et il faudra encore s'attendre à un double langage lorsque nous allons poser des questions plus précises sur les risques de pollution inhérents au projet Montpertuis. De nombreux discours lénifiants vont tenter de nous rassurer.

Des études d’impact comme celle-ci, pour l’usine Omnicane dans le Sud de l’île Maurice, vont tenter de démontrer que la pollution sera réduite au minimum.
Mais à l’île Maurice, une fois l’usine construite, la réalité a été tout autre. Le problème de la pollution a pris une telle ampleur, raconte un journal local, que les pouvoirs publics n'ont pas pu suivre.
Pour déjouer les régulateurs, l’usine rejetait ses déchets dans la rivière pendant les week-ends et les jours fériés… ( lire ici ).

On entendra dire que de nos jours, les normes sont très contraignantes, que tout a été prévu, etc. Mais récemment, un captage aérien des fumées rejetées par une usine d’éthanol à Decatur, dans l’Illinois (Etats-Unis) a montré que les rejets de composants organiques volatils étaient cinq fois supérieurs à ce qu’avait déclaré l’industriel avant la construction du site ( lire ici , document traduit et résumé ici).

Quelques indiscrétions dans le milieu révèlent l’existence de composés toxiques émis en quantités plus larges que prévu ( « excessive or noxious byproducts »).

Incroyable mais vrai: certains règlements en matière d'environnement peuvent être contournés grâce à une simple lettre au Préfet. C'est ce qu'a tenté de faire le constructeur d'un site de bio-carburant dans la Haute Marne (voir page 4 de ce document).

Signez la pétition.

Les risques d'explosion


Les raffineries d'éthanol sont classées "Seveso seuil haut", c'est-à-dire à fort potentiel d'accident de grande envergure. Autour de ces sites, des mesures de sécurité et de prévention exceptionnelles doivent être prévues dans les communes voisines.

« La fabrication de sucre et la distillation qui permet la production d’éthanol font apparaître un risque industriel pouvant être de nature incendiaire ou explosive, » explique un article sur l'usine de bioéthanol d'Origny Sainte Benoîte, en Picardie. Les habitants sont donc préparés à réagir à une « alerte accident », sous la forme d’une sirène hurlante. Si la sirène retentit, ils doivent se calfeutrer dans leur maison et attendre les instructions en écoutant la radio…
( voir ici ).




Signez la pétition.


L’année dernière, la Commission des Affaires Economiques du Sénat a organisé une table ronde sur « Les usages de la biomasse et leur développement. » En conclusion, le rapporteur a déclaré: « Il nous faut rapidement conduire des évaluations ... sans lesquelles nous risquons des accidents industriels. » ( voir ici, p. 59).

Un périmètre de protection des risques technologiques (PPRT) sera donc obligatoire autour du site. Les habitants, non contents de payer le prix par leur santé, seront également touchés dans leur portefeuille, car ils devront financer une partie des aménagements nécessaires pour ce PPRT, mais aussi des primes d'assurance plus élevées, soit 1 200 euros de surcoût en moyenne, pour la première année.

Notons également que les sites de chimie lourde, comme celui de Fos sur mer sont, depuis 2015, tout comme les centrales nucléaires, survolés par des drones de provenance inconnue: signes avant-coureurs de futurs attentats? ( voir ici )

Avec un site opérationnel de chimie lourde classé Seveso, nous serions, nous aussi, en plein dans le viseur. Il faut dire qu'avec les explosifs qui pourraient rester dans les sols, et avec de futures cuves pleines d'éthanol hautement inflammable, il en faudra peu pour mettre le feu aux poudres...

Autre risque: que les organismes génétiquement modifiés qui seront utilisés sur le site, et qui sont de virulents destructeurs du bois, ne se répandent dans la nature : voir Des cuves pleines d’OGM.

Et enfin, le bioéthanol est encore plus nuisible pour le climat qu'une industrie comme celle du pétrole (voir CO2: la grande triche). Or, le dérèglement climatique s'exprime, entre autres, par les tempêtes anormalement violentes et fréquentes qui font rage depuis quelques années sur tous les continents.

Signez la pétition.

Que faire ?

Il est impensable que nos dirigeants, ayant connaissance de ces informations, persistent à soutenir ce projet.
Donc, contactez vos élus, et dites-leur au plus vite ce que vous en pensez.

Quel rapport avec la politique?

A l’heure actuelle, il existe un moyen qui serait efficace pour bloquer l’avancement du projet : empêcher que la Mairie de Bellerive n’autorise le changement de zonage du site de Montpertuis.

En effet, à l’occasion du vote du nouveau PLU, le Plan Local d’Urbanisme, la municipalité de Bellerive veut convertir le classement N (« Nature ») du site, en classement UI (« Industriel »).

Le classement "Nature" du site n'a pas toujours été respecté, on le sait (des usines de munitions y étaient installées). Mais pour l'instant, nous avons le droit pour nous: aucune usine ne peut encore s'implanter dans cette zone. Le classement "N" protège encore les riverains, les habitants, les curistes et les amoureux de Vichy et de son bassin.





Pour une fois, les citoyens sont les bienvenus dans ce processus de décision.
En effet, la loi oblige une municipalité qui veut changer son PLU à venir à la rencontre de ses habitants pour recueillir leur avis.
Le maire doit rendre des comptes sur la façon dont il a écouté les habitants et « toutes les autres personnes concernées » (y compris, donc, les habitants de Vichy, Cusset, Charmeil, Espinasse, Vendat, Creuzier le Vieux, etc, mais aussi les curistes, visiteurs réguliers ou occasionnels, propriétaires de résidence secondaire à Vichy ou autour, etc).


1 - Nous vous invitons donc à signer la pétition « Danger Montpertuis », que nous présenterons à la Préfecture, à la Mairie de Bellerive et au Président de l'agglomération Vichy Communauté.

2 - Outre la signature de la pétition, vous pouvez écrire vos remarques et commentaires au bas de la page du site de la Mairie de Bellerive consacrée à l'urbanisme. N'oubliez pas de mentionner le PLU, et pas seulement le bioéthanol. Et lisez avec un esprit critique les réponses de la Mairie à votre courrier.

3 - Suivez les dernières nouvelles et participez aux rencontres figurant sur la page News.

4 - Si vous pouvez faire signer la pétition papier autour de vous, téléchargez-la ici pour pouvoir la photocopier, puis nous la remettre lors d'une conférence ou d'une permanence.

5 - Soutenez-nous en envoyant un chèque de 20 euros (si possible) à l'Association Danger Montpertuis, 3 bis avenue du Général de Gaulle, 03700 Bellerive sur Allier. Ces ressources nous aident à informer et à mobiliser les habitants du bassin de Vichy, notamment ceux qui n'ont pas Internet.

Merci pour votre soutien